Le prix de l’austérité

 

 

On parle beaucoup des mouvements populistes en ce moment, surtout pour observer que tous les pays européens sont touchés par ces mouvements les uns après les autres[1]. Le terme de « populiste » est plutôt vague, précisons que nous l’employons ici pour désigner les mouvements soutenus par tous ceux qui estiment que les élites politiques ont failli face à la crise et aux dégâts de la mondialisation. Ils fleurissent surtout depuis la crise de 2008. Il y en a de droite et de gauche, qui divergent sur l’immigration, mais tous se retrouvent pour accuser les élites de leur pays ou de Bruxelles de ne pas traiter leurs vrais problèmes. Insistons sur le fait que ces citoyens en colère ne s’expriment pas seulement pour élire des dirigeants extrêmes, mais aussi lors d’autres consultations, par exemple des référendums. Le référendum sur le Brexit en est un bon exemple et nous y reviendrons.

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Sortir du piège de l’euro

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Nous ne referons pas le procès de l’euro, nous l’avons fait plusieurs fois sur ce site(1) . Plus prosaïquement, un système monétaire qui oblige plusieurs de ses membres à subir une déflation sévère des revenus pour « retrouver la compétitivité »(2) ne peut être tenue pour un système efficace. C’est pourquoi des économistes pensent qu’il faut revenir aux monnaies nationales. D’autres, dont nous sommes, préconisent une réforme de l’euro-système et son évolution vers une « monnaie commune » coexistant avec les monnaies nationales, ce qui permettrait une coopération monétaire beaucoup plus efficace.

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Pourquoi un déficit 0 est impraticable

 

Le président Hollande a inscrit à son programme le retour à l’équilibre budgétaire en 2017. Son challenger malheureux avait également cet objectif en 2016. La fameuse « règle d’or » qui est en débat en France et qui a été adoptée dans plusieurs pays européens, est précisément un objectif constitutionnel de retour à l’équilibre budgétaire. C’est dire que cet objectif semble être un critère de bonne gestion reconnu. Nous voudrions pourtant montrer qu’il ne peut être atteint dans le contexte actuel, sauf à entrer en récession. (Lire la suite…)

Comment financer un grand emprunt sans alourdir le déficit public ni la dette des générations futures ?

Cette question peut sembler absurde, et n’appeler qu’une réponse évidemment négative. Il n’en est pourtant rien comme nous allons le montrer. Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir qu’il y a dans le périmètre public des banques possédées par l’Etat. (Lire la suite…)

La dette publique est-elle un fardeau sur le dos des générations futures ?

Le niveau de la dette publique française pose aujourd’hui de nombreux problèmes qui s’aggravent chaque année. Les gouvernements successifs semblent de plus en plus proches d’une impasse et ou d’un mur. Ils semblent être condamnés à repousser en permanence les échéances et à faire peser sur le dos des générations futures le fardeau de cette dette publique. Cet argument marque évidemment nos consciences. Mais que veut-il dire exactement ? Plus généralement, les débats actuels ne sont-ils pas obscurcis par des confusions et des omissions conduisant à une approche passionnelle du problème ? Ne sommes-nous pas aveuglés par la puissance des dogmes dominants ? Une fois quelques nécessaires clarifications apportées, ne peut-on imaginer des voies innovatrices pour alléger ce fardeau ? (Lire la suite…)

Monnaie permanente et déficit public

Le but de cet article est de clarifier et de préciser les relations qui peuvent exister entre création de monnaie permanente, dette et déficits publics. La question est d’actualité. C’est ainsi que le ministre des finances allemand, Théo Waigel, a souhaité fin mai 1997, utiliser la monnaie créée par une réévaluation à hauteur de 30 Milliards de DM du stock d’or de la Buba pour réduire le déficit public, provoquant ainsi une vive réaction de la Buba(1), l’obligeant à reporter cette mesure en 1998. (Lire la suite…)