Un candidat keynésien

Avec un programme de 100 milliards d’investissements à dépenser le plus vite possible, un déficit budgétaire supplémentaire sur 5 ans de 173 milliards, Jean-Luc Mélenchon vogue à contre-courant de l’orthodoxie libérale, et même de l’orthodoxie néo-keynésienne.

Pour que le plan marche le candidat compte sur un effet multiplicateur des dépenses publiques de 2 à 3. Les économistes contradicteurs clament qu’un tel multiplicateur n’est pas crédible.

Source : Le Monde 21 Février 2017

N.D.L.R. : Grâce à nos travaux sur le multiplicateur global nous savons que pour que l’effet multiplicateur soit important, il faut supprimer au maximum les fuites, à savoir le déficit des paiements et la fuite des capitaux, et l’épargne des agents économiques. Le candidat ne s’étend pas trop là-dessus, mais une bonne dose de protectionnisme et de contrôle de l’économie seraient nécessaires pour qu’un tel plan soit efficace dans un monde par ailleurs ouvert.