Faîtes votre plan vous-même

 

Notre dernier éditorial s’intitulait « Etat d’urgence ». C’était en Avril dernier. Aujourd’hui la situation ne s’est pas améliorée. Le signal le plus connu, la statistique du chômage, continue de voler de records en records. Le gouvernement essaie de tenir sa promesse d’inverser la pente à coups d’emplois aidés. En Octobre le nombre de chômeurs de catégorie A a légèrement baissé, mais ceux de catégorie B et C (travailleurs pauvres) a augmenté, de sorte que le total augmente encore de 40.000 demandeurs d’emploi.

Autant dire que nos recommandations du mois d’Avril n’ont pas été suivies. Avouons que nous n’en sommes pas surpris. Pour aller dans le sens de notre révolte constructive, il faudrait un soutien populaire de grande ampleur. Que pouvons-nous faire pour aider à aller dans ce sens ?

Notre analyse des raisons de ce relatif immobilisme de l’opinion est qu’il y a absence de crédibilité des solutions proposées par les intellectuels et partis politiques. Or nous disposons d’un outil, celui qui a servi à l’élaboration de notre plan d’Avril(1), que nous pensons économiquement crédible.

Certes il ne fait pas tout (nous y reviendrons plus loin), mais au moins il permet de vérifier la cohérence financière des actions entreprises et à ce titre il pourrait intéresser toute personne ou groupe qui veut élaborer un plan économique.

Nous avons donc décidé il y a quelques mois de mettre notre outil à la disposition de tous sous la forme d’une disponibilité en ligne. Autrement dit, nous permettons à toute personne ayant des notions minimales d’économie d’élaborer un tel plan en saisissant un certain nombre de paramètres, et d’en obtenir les résultats automatiquement. Après une pratique facile, il est alors possible aux politiques et leurs équipes d’élaborer des variantes pour arbitrer entre différentes options, ou au contraire aux citoyens de concrétiser les projets qu’on leur propose pour juger de leur validité.

Quelle que soit la motivation pour utiliser notre « plan automatique », nous devons cependant insister sur le fait qu’il ne vous fournira pas un mode d’emploi complet de la relance de l’économie. Par exemple, il ne vous dira pas comment motiver les entreprises pour qu’elles investissent et créent des revenus, donc des emplois. Il ne vous dira pas non plus où l’Etat doit investir pour relancer l’économie.

Plutôt il vous demandera de déterminer un certain nombre de ces conditions politiques, et alors il vous dira combien l’Etat doit investir pour assurer la croissance cherchée de l’économie et des emplois. En résumant, c’est vous qui déterminez le plan et le modèle calcule la facture.

Soyons un peu plus précis. Pour commencer, il faudra décider quelle croissance est possible en fonction des contraintes humaines et environnementales. Il faudra aussi décider du comportement des agents économique. Car dans notre monde, plus les agents épargnent (ou moins ils s’endettent), moins bien marche l’économie. Et enfin il faudra décider des contraintes extérieures et prévoir en conséquence le solde de notre balance extérieure courante.

Quand toutes ces options économico-politiques auront été traduites, avec notre aide, en chiffres, le mécanisme proposé vous donnera le financement nécessaire par l’Etat pour arriver à la croissance voulue.

Une fois le montant de ce financement déterminé, le politique intervient encore pour décider comment la banque centrale va aider au financement de l’Etat, en y contribuant par une création monétaire dont vous fixerez le montant.

Et finalement l’automatisme vous donnera en fonction de ces données l’évolution de la dette de l’Etat et des emplois créés.

Pour arriver à ce but, nous vous demanderons d’entrer 15 paramètres. Cela peut paraître beaucoup. Mais la difficulté en est inégale. Bien que la répartition puisse être discutable, on peut estimer que 4 d’entre eux sont d’entrée quasi immédiate (par exemple la durée du plan), 2 autres sont d’entrée presqu’immédiate lorsqu’on connaît des statistiques qui ne sont pas forcément connues. Dans ces 2 premiers cas, une aide sera fournie qui facilitera beaucoup la décision(2) .

Pour 2 autres encore, la compréhension en est immédiate, mais il faut réfléchir pour en décider l’évolution sur la durée du plan (par exemple le taux d’inflation). Dans ce cas nous fournissons aussi des éléments de décision, mais l’utilisateur sera dans la peau du décideur pour fixer ces évolutions, avec toute la difficulté que cela comporte.

Pour les 7 paramètres restants, en plus de la difficulté d’en fixer l’évolution, ils nécessitent de plus des explications sur leur nature même, car ils sont l’expression de notions qui ne sont pas toujours connues, ou ne sont connues que superficiellement.

C’est pourquoi nous conseillons à l’utilisateur de lire, avant de commencer, le « Petit Manuel de Démarrager » disponible en cliquant sur le bouton correspondant ci-dessous. Il vous donnera l’architecture du mécanisme, le détail de l’enchaînement des différentes actions, et des explications sur chacun des paramètres. Si vous préférez commencer directement à saisir les données de votre plan, cliquez sur le bouton « Commencer la saisie ». Vous pourrez toujours revenir au Manuel par la suite.

 


 

 

Pour finir nous vous suggérons aussi de nous faire part de vos impressions, de vos remarques ou vos critiques en déposant un commentaire à cet article.



(1) Il s’agit de notre « Multiplicateur Global », lointain descendant du « multiplicateur keynésien ». Pour plus d’information, voir la Fiche Technique N°17 sur ce site.

(2) Nous ne saurions trop conseiller à l’utilisateur d’autoriser son navigateur à exécuter les scripts Javascript. Cette autorisation est effective par défaut, c’est-à-dire si l’utilisateur ne les a pas explicitement interdits. Certains préfèrent déclencher cette interdiction pour des raisons de sécurité. L’utilisation du plan reste possible dans ce cas, mais une partie de l’aide à la saisie (notamment en cas de paramètre invalide) ne sera pas aussi efficace.